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Les chroniqueurs de Meteo-Chamonix ont pour habitude d'utliser chacun leur nom pour qualifier notre soleil : Galarneau pour Gérard des Praz, notre étoile pour Jean-Michel de Longchaumois (Jura); quant à moi j'ai pris l'habitude d'utiliser la dénomination bien vaudoise de «Jean Rosset». Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur ce «Jean Rosset», vous trouverez ci-dessous le texte et la chanson à télécharger de Jean-Villars Gilles intitulée «Hymne au soleil vaudois».

Hymne au soleil Vaudois de Jean-Villars Gilles

Par ici pour le texte en pdf et par là pour la chanson en mp3 (attention fichier de 1.8 Mb pour la musique)

Pour en savoir plus sur Jean-Villars Gilles : le site des Amis de Gilles .

Quant à ses disques, dont l'indispensable intégrale de ses œuvres, ils sont toujours disponibles à la boutique de la Radio Suisse Romande.

Enfin, dans le même sujet, pour ceux qui aimeraient le relire, je vous propose ci-dessous ma «Météo Vaudoise», fortement inspirée de diverses chansons et poèmes de Gilles, que j'avais publiée dans mon commentaire du lundi 6 décembre 2004 et qu'il est par ailleurs possible de retourver dans les archives à cette date, comme tous les éditos publiés depuis la naissance de MeteoLeysin.

Moitié-moitié sans un coup de blanc ou la météo vaudoise

Moitié soleil, moitié brouillard, sans la moindre touche de blanc si ce n’est deux ou trois millimètres de givre sur les pares brises ce matin. La météo de hier a assurément été vaudoise cent pour cent, tranquille et pas bien décidée… Jean Rosset a pourtant régné sans partage en matinée, pendant que le brouillard un chouillat au-dessous, se plaisait à traînasser, à se gonfler puis à se dégonfler. Mais à midi sonnante cette niolle n’en a fait qu’à son idée et soudain, capricieuse comme une horloge, elle s’est élancée à l’assaut des seytes de la vallée. Il ne restait plus qu’à lancer la fondue moitié-moitié, cette fois avec un bon coup de blanc, histoire de tout de même retrouver au fond de nos verres ton reflet, ta vigueur, Jean Rosset.

La journée avait pourtant bien commencé dans ce paradis enchanteur des Ormonts. Le soleil brillait sur le glacier des Diablerets; la Grande Eau, notre Venoge à nous, fumait dans le clair matin; le Diable était au aguets et Dieu veillait sans doute sur les Ormonans. Quant au restaurant du Bon Dieu à l’entrée du village, le «Papa Corbeau» n’y est plus aux fourneaux depuis belle lurette, mais il n’a guère changé et Gilles s’y sentirait à coup sûr guère dépaysé.

Mais pour une fois ces Messieurs de Cointrin avaient vu plus juste que notre bon Messager Boiteux et la limite de la niolle a grimpé jusqu’aux 1500 m annoncés, voire même un peu plus haut par moment. Le brouillard a d’abord noyé les Picca-Batz (habitants du Sépey = voleur d’écus), peu après c’était au tour des Faragnats (Leysin = les brûlés à cause des 2 incendies qui détruisirent le village) et pour terminer Lé Mourgues (Les Diablerets = conducteurs de mauvais chevaux) y passaient aussi.

Alors qu’il faisait presque une bonne tiaffe au soleil en matinée, dès l’arrivée du brouillard, une terrible fricasse s’est installée, faisant descendre le mercure à -3.2° Réaumur (en fait il n’y a plus que quelques vieux fruitiers qui utilisent encore cette échelle gravée sur d’antiques thermomètre lorsqu’ils fabriquent leurs fromages d’alpage).

Pour la suite, on prend les même et on recommence pour au moins une semaine. Ce n’est donc pas demain la veille que les bouèbes de la vallée pourront faire une bonne bataille de mallottes ou se muler sur leurs botsons.