Climatologie
Neige
Photos
Phénologie
La station de mesure
Liens
Bientôt en ligne
Statistiques et records
Archives
Modèle

Les principales caractéristiques de l'année 2005

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Graphe annuel température

Graphe annuel précipitation

Tableau annuel température

Tableau annuel précipitation

Autres (vent, grêle...)

Moyennes annuelles


Janvier

Beaucoup trop doux, puis glacial

Voir les valeurs quotidiennes

Si au bilan, la température du mois de janvier est quasi exactement dans la norme saisonnière, ce résultat moyen ne reflète guère la réalité d'un mois qui a été beaucoup trop doux durant la première quinzaine, puis glacial durant la dernière décade. Au niveau des précipitations, janvier 2005 vient s'ajouter à la longue liste des mois bien trop secs de ces deux dernières années puisque les 71 mm d'eau récoltés ne représentent que le 65% des valeurs normales. Enfin le soleil a été très généreux et dépassent la norme de près de 40 heures.

Températures très contrastées
Côté température, la première quinzaine a été par moments presque printanière. Les 12°C ont été dépassé à 3 reprises, les 7, 8 et 10. A la faveur d'un fort courant du sud-ouest (près de 100 km/h à la Berneuse), le 8 a été la journée la plus spectaculairement douce : minimale de 5.6°C, maximale de 12.3°C et moyenne sur 24 h de 8.9°C ; des valeurs dignes d'un mois de mai. Avec une température moyenne de 4.2°C, la première décade accuse un excédent thermique de plus de 5°C par rapport aux normales. Mis à part un léger rafraîchissement les 13 et 14, les températures restent trop douces pour la saison jusqu'au 17. Ensuite, le mercure plonge et les maximales ne repassent plus la barre du 0°C jusqu'à la fin du mois. Du 25 au 30, les moyennes quotidiennes sont inférieures à -10°C, une si longue série ne s'étant pas vue depuis au moins 4 ans.

Et un mois trop sec de plus
Côté pluie, les 71 mm totalisés ce mois ne représentent que le 65% des 108 mm des moyennes. Avec 116 cm de cumul, la neige fait nettement mieux (127% des 91 cm mesurés en moyenne en janvier au cours des 50 dernières années). Jusqu'au 18, le mois a été presque totalement sec puisqu'il n'y a eu que trois jours avec précipitations (2 cm de neige le 2, 4.7 mm d'eau le 5 et 2 mm d'eau (dont 1 cm de neige), le 12. Puis du 18 au 24, un flux neigeux du nord-ouest nous apporte une succession de perturbations qui laissent au total 61 mm d'eau dans le pluviomètre et un cumul de 1m10 de neige. C'est le 25 au matin que le manteau neigeux est à son apogée avec une épaisseur de 86 cm. Dès le 25, il ne neige plus, mais la forte bise déplace d'importantes quantités de neige et forme des congères aux endroits exposés. Le 31, une ultime perturbation arrive du nord et laisse 3 cm de neige supplémentaires au sol, portant le total provisoire des chutes de neige cumulée de cette saison nivologique (octobre à mai) à 193 cm.

Ensoleillement largement excédentaire
Côté soleil, l'excédent de ce premier mois de l'année atteint quasi 40 h par rapport à la moyenne 1931-1960 qui est de 103 h.

Vigoureux front froid
Côté vent, le principal coup de tabac s'est produit au passage du vigoureux front froid qui a mis fin à la longue période anticyclonique du début du mois. Le 18 en fin d'après-midi, après une journée d'attente interminable, la neige s'est soudain mise à tomber à gros flocons et moins de 30 minutes plus tard, les éléments se déchaînaient avec une rafale du nord-ouest à 95 km/h et plusieurs coups de tonnerre.

Février

Fort déficit thermique et neige abondante

Voir les valeurs quotidiennes

Avec une moyenne mensuelle de -5.1°C, février 2005 restera dans les annales comme un mois spécialement froid. Le déficit par rapport aux moyennes sur 30 ans atteint 3.9°C. Une valeur conforme aux annonces faites par MeteoSuisse qui a enregistré pour les régions de montagne un déficit de 3.5°C à 5°C, faisant de ce mois de février le plus froid depuis 1986, voir 1965 ou 1969 pour certains sommets. Côté précipitations, avec 101 mm d'eau et de neige fondue, la moyenne 1901-1960 qui est de 98 mm est assez exactement atteinte. Avec 159 cm de cumul, la neige a elle atteint le double des valeurs moyennes enregistrées ces 50 dernières années faisant de février 2005 le 5ème février le plus enneigé depuis le début des mesures. Côté soleil enfin, la norme a été très légèrement dépassée.

Températures glaciales en fin de mois
Côté température, la première décade, avec une moyenne de -2.1°C a été à peine inférieure à la norme. La maximale a dépassé le point de congélation tous les jours sauf le 1er et le 2. À l'occasion de la seule invasion d'air doux du mois, le 12 a été la journée la plus chaude du mois (Tmoy de 5.1°C) et même la seule avec une température minimale supérieure à 0°C (2°C). Dès le lendemain, le courant s'est orienté au nord-ouest et le mercure n'est plus remonté une seule fois au-dessus de la barre du 0°C jusqu'à la fin du mois ! À noter l'excellente prévisibilité aussi bien de ce bref épisode doux que du blocage qui a suivi accompagné d'un froid polaire. Les modèles avaient le plus souvent vu juste avec près de 10 jours d'avance. Bravo ! Au bilan, la seconde décade avec une température moyenne de -5.5°C est déjà très froide, mais la palme revient aux 8 derniers jours du mois avec une moyenne de -8.8°C ce qui est d'environ 7°C inférieur aux valeurs saisonnières. Aucun record de froid n'est toutefois tombé ce mois, la minimale de -14.4°C du 28 étant encore bien loin des -24°C de février 1956. Le record bas de l'hiver n'a lui non plus pas été détrôné, les statistiques retiendront donc vraisemblablement le -15.6°C du 28 janvier. Au total, il y a eu 26 jours sur 28 avec gel, 21 jours avec minimale inférieure à -5°C et encore 9 jours avec minimale inférieure à -10°C. À noter encore que pour les années 2000 à 2005, c'est à 19 reprises 2005 qui obtiennent la température minimale quotidienne la plus basse.

Neige très abondante
Le manteau neigeux qui dépassait déjà les 70 cm en début de mois a encore gagné une quinzaine de cm les 1er et 2. Le temps a ensuite été splendide et sans la moindre précipitation jusqu'à la seule invasion d'air doux du mois des 11 et 12 février. En début d'épisode le 11, la neige est tout d'abord tombée en station, avant de remonter durant la nuit à 1600 m et à plus de 2200 m par moment durant la matinée du samedi 12. Au total, il est tombé près de 40 mm de pluie ici au village durant cet épisode, transformant les rues en gadoues et provoquant par endroits de véritables torrents au milieu des champs de neige. Si toute cette eau était tombée sous forme de pluie, c'est un bon mètre de neige supplémentaire que l'on aurait récolté. Dès la nuit du 12 au 13, le refroidissement abaisse la limite de la neige vers 1000 m d'abord, puis jusqu'en plaine le 14. Le flux est orienté au nord-ouest et comme toujours dans ces conditions, ce sont les Préalpes qui bénéficient des plus grandes quantités de neige. Du 12 au 16, le cumul atteint 94 cm. Et ce n'est pas fini, il tombe encore près de 50 cm de belle poudreuse du 19 au 23, dont 36 cm pour la seule journée du 19. L'épaisseur maximale du manteau neigeux est atteinte le 21 au matin avec 123 cm de neige gisante. A la fin du mois, le manteau neigeux mesure encore 94 cm et le cumul des chutes de neige depuis le début de l'hiver nivologique (octobre 2004) est de 3m52.
Avec un cumul mensuel de 159 cm, février 2005 se place au 5ème rang des mois de février les plus enneigés depuis le début des mesures à Leysin en 1952. Les années qui ont fait mieux sont 1999, certainement indetrônable pour un bout de temps avec 293 cm ; 1970 (248 cm) ; 1957 (177 cm), 1958 (169cm) et 1973 (169 cm). A noter en comparaison que les mois de février les plus catastrophiques du point de vue de la neige ont été 1959 (2 cm), 1964 (3 cm) et 1998 (5cm). Quant à la moyenne, elle est de 86 cm.

Plusieurs épisodes de bise
Plusieurs épisodes de bise glaciale ont accompagné les coulées d'air arctique durant ce mois. Mais son intensité maximale ici (41.8 km/h les 15 et 17) n'a rien eu à voir avec les valeurs enregistrées dans l'ouest lémanique (80 à 90 km/h) qui ont provoqué le gel instantané des embruns au bord du lac, transformant les quais en patinoire.
Le plus fort coup de vent du mois a été mesuré le 12, lors de l'arrivée d'un vigoureux front froid qui suivait l'afflux d'air doux des 24 heures précédentes. L'anémomètre est monté jusqu'à 95 km/h, égalant exactement la plus forte rafale du mois de janvier

Ensoleillement dans la norme
Quant à l'ensoleillement, avec 118.2 heures, il dépasse de peu (5.2 heures) les valeurs moyennes du mois.

Mars

Trop doux malgré un début sibérien

Voir les valeurs quotidiennes

Malgré une première décade sibérienne, mars 2005 affiche au bilan un léger excédent thermique de 0.8°C grâce à une fin de mois très douce. Côté précipitation, il n'est tombé que le 40% des précipitations normales, alors que le soleil a été généreux (130% des normes).

Températures : du coq à l'âne
Avec -14.4°C le 1er et une maximale de 15.9°C le 18, l'amplitude thermique du mois aura été remarquable : plus de 30°C. Mais aucun record n'a pour autant été battu, ni du côté du froid (-15.5°C en mars 1949), ni du côté du chaud (18.5°C en mars 1955 et 18.2°C le 17 mars 2004). Comme souvent en de pareilles situations, c'est le «congélateur» neuchâtelois de la Brévine qui a établi le record du pays avec -34.4°C. A noter que le Tessin a battu deux records vieux de plus de 100 ans puisque pour la première fois depuis le début des mesures en 1864, Lugano a enregistré en mars une journée sans dégel. Quelques jours plus tard, le 19, la même station battait le record haut pour un mois de mars avec une température supérieure à 27°C !

Ici à Leysin, il n'a pas degelé jusqu'au 10, sauf durant une dizaine de minutes le 3 où le mercure a atteint 0.3°C. La première décade affiche une température moyenne de -6.1°C, soit à près de 6°C au-dessous des valeurs moyennes normales.
Réchauffement spectaculaire dès le 13 avec des températures qui deviennent définitivement positives après un dernier léger gel le 14 au matin. Alors que la température moyenne du 1er était de -10°C, la même température moyenne atteint +10.9°C le 18. La deuxième décade affiche ainsi une température moyenne de 5.7°C et la 3ème décade 6.7°C. Au bilan, la moyenne mensuelle s'établi à 2.2°C contre 1.4°C pour les moyennes sur 30 ans.

Faibles précipitations
Les précipitations, tant sous forme de neige que de pluie, ont été bien inférieures aux moyennes. Les 39 mm d'eau récoltés ce mois ne représentent en effet que le 40% des 96 mm enregistrés en moyenne en mars. Côté neige, les 28 cm du mois ne font guère mieux puisqu'ils ne représentent que le 43% des 65 cm mesurés en moyenne ces 50 dernières années en mars.

L'essentiel des chutes de neige a eu lieu du 4 au 8 (23 cm) qui n'ont donné que 6 mm d'eau une fois fondues. La seconde décade a été quasi sèche avec 2.8 mm d'eau tombés les 12 et 14. Ce sont les pluies jusqu'à haute altitude (plus de 1600 m généralement) de la dernière décade qui ont apporté l'essentiel des précipitations du mois (30.3 mm), mais sans le moindre cm de neige.

Soleil généreux
Quant au soleil, il a brillé très généreusement, en première partie de mois surtout, compensant quelques peu par son ardeur le froid sibérien. Il a ainsi été présent durant presque 200 heures ce mois contre un peu plus de 150 en moyenne. A noter que malgré les températures sibérienne du début du mois, mes 36 m2 de panneaux solaires thermiques auto construits ont emmagasinés suffisamment d'énergie pour chauffer ma maison de 1200 m3 (chauffage et eau chaude sanitaire) à 100% durant tout le mois puisque je n'ai pas allumé une seule fois le chauffage à bois qui est le seul complément que je possède.

Avril

Temps capricieux, neige du siècle à Lausanne

Voir les valeurs quotidiennes


En cette année 2005, avril n'aura pas failli à sa réputation de mois capricieux faisant transition entre hiver et été. De vigoureux thalwegs atlantiques ont amené à deux reprises, chaque fois durant un week-end, de l'air froid et humide, induisant d'abondantes chutes de neige. Ainsi, le 10, plus d'un mètre de neige fraîche dans les Alpes vaudoises provoque l'annulation, pour la seconde fois en plus de 50 ans, du Trophée du Muveran, alors que le week-end suivant, la région lausannoise est paralysée par une neige lourde et collante qui provoque de très importants dégâts.

Fraîcheur, puis derniers jours estivaux

Côté température, le mois n'a guère connu d'excès. Après les 5 premiers jours bien printaniers, avec en prime du fœhn les 2 et 3, le mercure a plongé à l'approche de la première descente d'air arctique pour atteindre la minimale du mois le 10 avec -3.7°C. Toute la deuxième décade a ensuite été assez fraîche, toujours un peu en dessous des normales saisonnières. Dès le 20, le mercure est reparti à la hausse pour terminer le mois à plus de 5°C au-dessus des normales, atteignant 19.2°C le 30. Malgré l'arrivée d'air sec et très doux durant les derniers jours du mois, la barre des 20°C n'aura donc pas été franchie cette année en avril (mais le 1er mai avec 20.8°C). A noter que pour Leysin, le record haut d'un mois d'avril date de 1934 avec 21°C, talonné par le 22 avril 2000 avec 20.9°C.
Au bilan, le mois se termine par une moyenne de 5.1°C, ce qui constitue un léger excèdent thermique de 0.8°C par rapport aux moyennes sur 30 ans.

Assez faibles précipitations, mais neige excédentaire
Le total des précipitations du mois s'élève à 76 mm, ce qui ne représente que le 74% des 102 mm récoltés en moyenne à Leysin en avril. Depuis le 1er janvier, le déficit cumulé par rapport à la valeur moyenne s'élève désormais à 118 litres par mètre carré puisque le cumul à fin avril n'est que de 286 mm contre 404 en moyenne multi annuelle. Pour les 4 premiers mois de l'année, seul février est arrivé à la norme, tous les autres mois ayant été déficitaire.
Avec un cumul de 65 cm, la neige dépasse-elle de 15 cm la moyennes sur 50 ans pour un mois d'avril. Ceci porte le cumul de la saison nivologique 2004-2005 à 445 cm soit 25 cm de plus que la moyenne des 50 derniers hivers et ce chiffre ne sera définitif que dans quelques jours puisque l'hiver nivologique va d'octobre à mai et qu'il n'est pas impossible (voir de plus en plus probable) qu'il neige encore le week-end prochain (pour mémoire, il était tombé 48 cm de neige en mai 2004 !).

Soleil pingre et nouvelle tempête de bise
Côté soleil, les 150 heures de présence ce mois ne représentent que le 90% des normes du mois d'avril pour Leysin. A noter enfin, un nouvel épisode de bise tempétueuse les 10-11, avec une rafale maximale ici à 61.8 km/h, ce qui est considérable pour de la bise puisque nous sommes généralement bien protégé de ce vent par le massif des Tours d'Aï. Mais c'est une nouvelle fois le bassin lémanique qui a été le plus touché. Pour la 3ème fois depuis le 14 novembre 2004, la bise a battu ou égalé à Genève le record de la période 1982-2003 qui était de 87 km/h. Ainsi, après les 95 km/h du 14 novembre 2004 et les 90 km/h du 26 janvier, la bise a atteint 87 km/h le 11 avril. Le même jour, Changins a fait encore mieux, établissant un record absolu pour la station à 108 km/h. Quant à la Dôle, même si le record de 178 km/h du 13 février dernier n'a pas été battu, les 160 km/h du 11 avril méritent tout de même de figurer en bonne place dans les annales !

Mai

Premiers et derniers jours estivaux, solde du mois plus frais

Voir les valeurs quotidiennes

Mai 2005 a démarré et fini avec des températures plus qu'estivales. La barre des 20°C a été franchie le 1er mai, alors que l'isotherme 0°C taquinait les 4000 m comme en plein mois d'août. Rebelote les derniers jours du mois avec à nouveau des températures plus qu'estivales (21.9°C à deux reprises les 27 et 29). Mais le solde du mois a été plutôt frais ce qui fait qu'au bilan le mois ne se termine qu'avec un modeste 0.8°C d'excèdent thermique, exactement le même écart positif que mars et avril dernier ! Côté précipitation, mai poursuit la série des mois trop secs de ce début 2005, avec des pluies qui n'atteignent que le 70% des normes. Côté soleil, la moyenne est dépassée d'une quinzaine d'heures.

Températures en dents-de-scie

Côté température, le mois a débuté en fanfare puisque le mercure a franchi le seuil des 20°C pour la première fois le 1er, alors que l'an dernier, il avait fallu attendre le 8 juin pour atteindre ce seuil. Mais le changement a ensuite été radical et la neige est descendue vers 1600 m durant le long week-end de l'Ascension et des gelées blanches se sont produites tous les jours au petit matin entre le 6 et le 11. Mais le froid n'a jamais été extrême puisqu'il n'a jamais gelé sous abri durant le mois, ce qui ne se produit que très rarement, et qu'il n'a pas neigé non plus, ce qui arrive environ 1 année sur 3. Pour mémoire, en mai 2004, il était tombé 48 cm de neige, ce qui avait établi un nouveau record absolu des cinquante dernières année pour un mois de mai!.Après un léger meiux en fin de 2ème décade, le mercure repart à la baisse dès le 21 et il neige vers 1800 m le 23. La dernière semaine est à nouveau estivale et fait plus que combler l'important déficit thermique des 20 premiers jours du mois. Du 26 au 29, les 20°C sont dépassés chaque jour, alors qu'une nouvelle et abrupte chute de température se produit les 30 et 31, la moyenne repassant à plus de 3°C au-dessous des valeurs normales.
Au bilan mensuel , la moyenne est de 9.9°C contre 9.1°C en moyenne en mai à Leysin.

Toujours des précipitations trop faibles
Après janvier, mars et avril, mai est le 4ème mois de 2005 a enregistrer un déficit hydrique. Les 78 mm mesurés ne représentent en effet que le 70% des 111 mm qui tombent en moyenne à Leysin durant ce mois. A fin mai, le déficit cumulé depuis le 1er janvier atteint 152 mm par rapport aux moyennes multi annuelles. Si on ne peut pas encore parler de sécheresse ici dans les montagnes, le débit des sources, déjà mises à rude épreuve ces deux dernières années, s'en ressent, et que de nombreuses zones marécageuses sont inhabituellement sèches.
Avec un cumul de 445 cm de neige, la saison nivologique 2004-2005 a été pile dans la moyenne, dépassant de 25 petits cm la moyenne des 50 derniers hivers. La saison dernière vient ainsi se placer au 25ème rang des hivers les mieux enneigés depuis le début des mesures en 1953/1954, juste entre 1957/1958 (443 cm ) et 1976/1977 (449 cm). L'observation du graphique de l'enneigement depuis plus de 50 ans à Leysin ne permet pas de dégager la moindre tendance à avoir des hivers moins (ni plus) enneigés !

Soleil juste au-dessus de la norme
Côté soleil, les presque 194 heures de présence de ce mois de mai dépassent la valeur moyenne 1931-1960 d'une quinzaine d'heure. Peu d'autres choses à signaler pour ce mois de mai si ce n'est peut-être le début de la saison des orages avec 6 jours de tonnerre.

Juin

Trop sec; frais puis caniculaire

Voir les valeurs quotidiennes


Côté température, juin 2005 aura été d'un extrême à l'autre. Du 8 au 10, des gelées blanches se sont déposées au sol, alors qu'en fin de mois, des valeurs proches des records du mois ont été enregistrées avec 27.1°C ici à Leysin à 1300 m. Côté précipitations, c'est toujours la pénurie puisqu'il n'est tombé que le 58% des quantités de pluie enregistrée en moyenne pour un mois de juin. Au bilan des six premiers mois de l'année, le déficit hydrique est de plus de 200 litres par mètre carré par rapport aux moyennes trentenaires. Enfin, le soleil a été spécialement présent ce mois puisqu'il a brillé durant presque 263 heures ce qui est à presque 80 heures au-dessus des normes.

Températures : du coq à l'âne
!
Côté température, la minimale du mois a été de 2.1°C le 8 et la maximale de 27.1°C le 28. Cette dernière valeur représente la seconde plus haute valeur de juin enregistrée depuis l'ouverture de ma station il y a 5 ans, après le 27.4°C de 2002, mais devant le 26.4°C de 2003. Cependant le record haut pour un mois de juin à Leysin reste le 29°C enregistré en 1950 par MeteoSuisse, dans une station située à la même altitude que la mienne, mais dans un endroit nettement moins venté.

La première décade a été spécialement fraîche, un anticyclone de blocage situé sur les îles britanniques nous ayant envoyé de l'air sec, mais très frais, induisant de plus un fort courant de bise en fin de décade. Dès le milieu du mois, de l'air d'origine subtropicale a été propulsé sur nos régions, faisant grimper le thermomètre. De nombreuses stations de plaine ont dépassé les 30°C à plusieurs reprises, Viège (VS) dépassant même les 34°C ! Dans les Préalpes vaudoises, la station de Château d'Œx dont les données remontent à 1937, a égalisé le record absolu pour un mois de juin qui datait de 2002 avec 32.1°C. Pour Leysin, le record de juin 1950 avec 29°C a été loin d'être approché, la maximale du mois ayant été de 27.1°C le 28. Mais si l'on ne considère que les valeurs vraiment comparables de ces 5 dernières années, depuis que la station actuelle est en service, alors la valeur du 28 juin n'est plus qu'à 0.3°C de celle record du 18 juin 2002.

Au bilan, la première décade affiche un déficit d'environ 2°C par rapport aux normes ; la 2ème décade avec 14.2°C de température moyenne est déjà à plus de 2°C au-dessus des normes et la 3ème décade affiche un incroyable 19°C de moyenne soit à près de 7°C au dessus des normes. Au bilan, le mois accuse un excèdent thermique de 2.2°C par rapport aux moyennes trentenaires. A noter que MeteoSuisse a annoncé des excédents généralement supérieurs pour l'ouest du pays, les excédents atteignant de 3 à 3.5°C, ce qui place juin 2005 dans les 3 à 5 années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1864.

Précipitations modestes
Et encore un mois trop sec ! Avec un cumul de 83 mm, la lame d'eau de ce mois de juin n'atteint que le 58% de la norme. Après 6 mois, 2005 accuse un déficit de plus de 200 litres d'eau par mètre carré ce qui est considérable (68% des moyennes). Les faibles précipitations du mois sont heureusement tombées en 4 épisodes assez bien répartis sur la durée totale du mois (du 3 au 7, 23 mm ; les 13 et 14, 28 mm ; les 23 et 24, 13 mm et du 28 au 30, 19 mm) ce qui, conjugué à la chaleur de la fin du mois, a permis un excellent développement de la végétation.

Ensoleillement très généreux
Avec plus de 263 heures de présence, le soleil a été très généreux ce mois, dépassant la norme de près de 80 heures (142%) ce qui correspond aux valeurs mesurées dans le reste du pays (140 à 150% de l'ensoleillement normal).

Juillet

Peu ensoleillé, trop sec et à peine trop chaud

Voir les valeurs quotidiennes

Juillet 2005 aura été le 6ème mois trop sec de cette année 2005. Pour l'instant, seul février a été juste dans la norme, les autres mois n'ayant reçu qu'une partie de la pluie habituelle, allant de 40% pour le très sec mois de mars à 70% des normes pour mai et juillet. Au total, ce sont maintenant plus de 250 litres par mètre carré qui manquent à fin juillet par rapport à la moyenne trentenaire. Côté température, juillet se termine avec un très léger excèdent de 0.6°C, alors que l'ensoleillement n'atteint que le 85% de la norme. Il ne faut bien sûr pas oublier les violents orages, en particulier celui hors du commun du lundi 18 juillet qui a semé la désolation dans le bassin lémanique, mais ici à Leysin, nous avons été épargné, c'est pourquoi je n'ai pas retenu le terme d'orage dans le titre.

Températures contrastées
Aucun record à signaler du côté des températures, mais une fois de plus, les excès sont plutôt à rechercher du côté des maximales. Il y a eu 2 journées, les 26 et 27, avec des températures supérieures à 25°C et 11 journées avec des maximales supérieures à 20°C. Le record du mois date du 28 avec 26.6°C, une valeur qui ne bat pas les 27.1°C établi exactement un mois plus tôt le 28 juin. La valeur la plus élevée dont je possède la trace pour un mois de juillet a été mesurée en juillet 1957 avec 28.8°C. Je ne possède (pour l'instant) pas la valeur du 27 juillet 1983 qui a peut-être dépassé 30°C ici à Leysin, ce qui ne s'est jamais produit ces 5 dernières années, ni entre 1931 et 1960.

Dans les détails, la première décade, avec un courant d'ouest jouant au revenant pour quelques jours, avant qu'une capricieuse dépression d'altitude ne prenne le relais, a été bien fraîche (moyenne de 11°C). Le 9, la température est descendue à 5.6°C, ce qui constitue la minimale du mois et la neige a fait brièvement son apparition sur la Tour de Mayen (2326 m). Pour info, la mini absolue pour juillet est de 1.5°C en 1948.
La seconde décade a débuté dans la fraîcheur, avec une très forte bise les 10, 11 et 12. Dès le 14, un bel épisode estival nous a valu une spectaculaire remontée des températures, plus de 24°C les 15, 16 et 17. Mais après les orages de sinistre mémoire du lundi 18, le mercure a une nouvelle fois chuté pour rester très légèrement au-dessous des normes saisonnières jusqu'au 23. Un dernier et très intense épisode caniculaire s'est mis en place à la fin du mois, culminant les 27 et 28.
Les moyennes de la seconde décade (16.3°C) et de la 3ème décade (16.4°C) sont à un peu plus de 2°C au-dessus des normes. Mais au bilan du mois, à cause de la première décade si fraîche, l'excédent n'est plus que de 0.6°C (14.6°C contre 14°C pour les moyennes).

Encore un mois trop sec !
Avec un cumul de 104 mm, la lame d'eau de ce mois de juillet est certes la plus élevée à ce jour pour 2005. Mais cela ne représente que le 70% des 148 mm qui tombent en moyenne en juillet. Le déficit hydrique de 2005 ne fait donc que s'accentuer, et atteint désormais 257 mm, soit 257 litres par mètres carré. Plusieurs sources ont des niveaux anormalement bas et les zones marécageuses de la région n'ont pas été si sèches depuis de nombreuses années.
La première décade a été de loin la plus arrosée. Avec un cumul de plus de 47 mm, elle totalise près de la moitié des précipitations du mois. La journée la plus arrosée du mois a été le lundi 18 (25 mm), alors que les 29 et 30, les derniers orages du mois ont contribué à diminuer quelque peu le déficit en ajoutant près de 20 mm d'eau au total mensuel.


Jean Rosset bien pingre
Avec185 heures de présence, le soleil a été présent durant une trentaine d'heure de moins que les moyennes du mois (86%).Côté vent, la maximale du mois (77.2 km/h) a été enregistrée durant le dernier orage du 29. C'est aussi durant cet épisode que la seule observation de grêlons (de petites tailles et en petites quantités) a été faite.

Août

Gouttes froides, bise noire et retours d'est

Voir les valeurs quotidiennes

  Alors qu’au moment de rédiger ce bilan, les premiers jours de septembre atteignent des records hauts de température plus vus à cette période de l’année depuis presque vingt ans, août 2005 a lui a été nettement trop frais (-1°C par rapport aux moyennes multi annuelles), relativement pluvieux et surtout fort avare en soleil. La faute a un temps dominé par le passage souvent agité de plusieurs gouttes froides au-dessus de nos têtes qui ont initié des situations de bises noires et de retours d’est très actifs plus usuels en plein hiver qu’au cœur de l’été !

 Première gelée blanche le 8 août !

Côté température, c’est la fraîcheur qui a dominé durant tout le mois. Alors qu’aucune station du pays n’a enregistré la moindre journée dite tropicale (T max >30°C) ici à 1300 m, la barre des 20°C n’a pas été franchie avant les deux derniers jours du mois ce qui est tout à fait exceptionnel. Moins inhabituel, quoique ces dernières années aient eu tendance à nous le faire oublier, il n’y a bien sûr pas eu une seule journée dépassant les 25°C durant ce mois. La maximale du mois a été atteinte le 31 avec 21.6°C, alors que la minimale date du 8 avec 4.8°C. Au petit matin du 8, les premières gelées blanches ont d’ailleurs pu être observées ce qui est vraiment très précoce.

 Dans le détail, c’est la première décade qui a été la plus déficitaire du point de vue thermique, avec un manque de presque 2°C. La seconde décade, qui a vu la neige tomber une seconde fois durant ce mois vers 1700 m en Suisse alémanique et au-dessus de 2000 m ici n’a pas fait beaucoup mieux avec un déficit d’environ 1°C par rapport aux normes. La dernière décade s’en sort un peu mieux grâce aux trois derniers jours redevenus franchement estivaux. Au bilan mensuel, la température moyenne du mois est de 12.6°C contre 13.6°C pour les normes du mois, soit un déficit d’exactement 1°C.

 Précipitations presque normales

Avec un cumul de 143 mm contre 151 pour les moyennes multi annuelles, août atteint presque les normes (95%). Il n’empêche qu’au total des 8 premiers mois de l’année, le déficit hydrique reste considérable. Avec un cumul depuis le 1er janvier de 693 mm seulement à fin août contre 958 mm en moyenne, le déficit est donc de 266 litres de pluie par mètre carré ce qui sera difficile à rattraper durant l’automne et le début de l’hiver.

 Au total, on dénombre 17 jours de pluie en ce mois d’août, dont 14 avec des précipitations supérieures à un millimètre. Les 40.4 mm tombés en 24 h le 21 viennent très largement prendre la première place des plus fortes précipitations de cette année après les 27.4 mm du 12 février. Si l’on prend compte du total des pluies tombées durant l’épisode de retour d’est très actif du 20 au 23, qui a donné des inondations catastrophiques en Suisse centrale, on constate qu’il est tombé ici 78.8 mm ce qui n’a rien à voir avec les 250 mm récoltés par endroit.

 Peu de soleil

Côté soleil, le bilan n’est pas fameux puisque ce dernier n’a brillé que durant un peu moins de 153 heures, ce qui ne correspond qu’au 78% des normes, le déficit étant de plus de 44 heures. Rien à signaler du côté du vent, la rafale maximale n’ayant été que de 39.1 km/h le  7.

Septembre

Doux, assez sec et bien ensoleillé

Voir les valeurs quotidiennes

Après un mois d’août où la barre des 30°C n’avait été franchie par aucune station du pays, septembre a corrigé le tir dès le premier jour du mois avec 30.2°C à Genève. Ici les 7 premiers jours de septembre ont dépassé les 20°C, un seuil qui n’est atteint qu’une année sur deux environ en ce premier mois de l’automne météorologique. Au bilan, l’excédent thermique du mois est de 1.3°C par rapport aux normales. Côté précipitation, il est tombé le 75% des normes, alors que le soleil a brillé généreusement durant 190 heures, dépassant de presque 30 heures les valeurs moyennes.

Première décade très douce

Côté température, la première décade a été extrêmement douce, avec des températures dépassant les valeurs saisonnières de 6 à 7°C du 1er au 7. Les 20°C ont été dépassé chaque jour jusqu’au 7. Depuis 2000, une année sur deux seulement a dépassé les 20°C en septembre et cela s’était produit au mieux à 3 reprises durnat le mois en 2000 et en 2004. En 2001, la maximale du mois de septembre n’avait été que de 15.9°C. Avec une moyenne de 16.5°C pour l’ensemble de la première décade, cette période de 10 jours est même la seconde la plus chaude de 2005 après la dernière du mois de juin (19°C), battant très largement les valeurs enregistrées en août et de peu celles des 2 dernières décades de juillet.
Au passage d’un premier front froid, la température a chuté dès le début de la 2ème décade. Le 16, un second front froid suivi d’une bise forte à tempétueuse a fait s’abaisser une première fois la neige vers 2000 m. Au bilan, cette seconde décade est plus fraîche que la norme, avec une moyenne de 9.6°C. La minimale du mois (1.5°C) a été enregistrée le 19.
Un temps automnal, un peu plus doux et sec s’est installé en 3ème décade. La brutale chute des températures des deux derniers jours du mois annonçant la première neige en moyenne montagne qui tombera les 1er et 2 octobre.

A nouveau un mois trop sec

Après un mois d’août quasi normal du côté des précipitations, septembre a été un nouveau mois trop sec puisque les précipitations n’ont atteint que le 75% de la norme du mois. Le seul épisode vraiment pluvieux du mois a eu lieu du 9 au 12, le cumul de ces 4 jours a été de 69.8 mm ce qui représente le 60% des valeurs normales du mois (115 mm). Avec 35.7 mm en 24 heures, la journée du 11 a été la seconde journée la plus arrosée à ce jour de l’année 2005, après les 40.4 mm du 21 août.
À la fin du mois, le déficit hydrique cumulé depuis le début de l’année est de 294 mm ce qui représente plus que la quantité moyenne tombant au cours des deux mois les plus arrosés de l’année que sont juillet et août ici à Leysin.

Nouvel épisode de bise tempétueuse et soleil généreux

Côté vent, il faut mentionner un nouvel épisode de bise tempétueuse qui a une fois de plus balayé les crêtes jurassiennes et l’ouest du bassin lémanique le 18. À la Dôle, les rafales ont atteint 136 km/h, alors qu’au bord du lac Léman, la palme est revenue à Changins avec 84 km/h. Ici la bise a atteint 53 km/h.
Côté soleil, le maigre ensoleillement du mois d’août est oublié puisque Jean Rosset nous a accompagné durant plus de 190 heures contre 162 pour les valeurs moyennes du mois, ceci malgré de longues journées quasi sans soleil et avec un brouillard très denses du 17 au 20.

Octobre

Très ensoleillé, très doux et sec

Voir les valeur s quotidiennes

Le mois d’octobre 2005 restera dans les annales comme un mois exceptionnellement doux (3.7°C d’excédent thermique par rapport aux normes), sec (61% des normes) et avec un ensoleillement dépassant largement les moyennes. Il n’a pas plu durant 15 jours, du 4 au 18, ce qui constitue la plus longue série sèche depuis février 2003 où il n’était pas tombé la moindre goutte (ni flocon) durant 21 jours.

 De plus en plus chaud

Côté température, la logique voulant que le mois soit de plus en plus froid au fil des jours n’a pas été du tout respectée. Avec une moyenne de 7.9°C, la première décade est la plus froide, le jour le plus froid du mois étant le 3 avec une moyenne de 4.4°C, une minimale de 2.3°C et une maximale de 5.8°C. Une fraîcheur encore renforcée ce jour-là par une forte bise soufflant en moyenne sur 24 h à 8.2 km/h et en rafale à 38.6 km/h. Ensuite, le mercure n’a pour ainsi dire plus jamais cessé de grimper, la deuxième décade affichant une moyenne de 10°C exactement et la 3ème faisant encore mieux avec 11.9°C. Quant à la journée la plus chaude du mois, elle a eu lieu le …31, avec une moyenne de 19.3°C, une minimale de 12.4°C et une moyenne de 14.8°C. De vraies valeurs estivales puisque la moyenne du mois d’août à Leysin est de 13.6°C. A noter toutefois qu’aucun record pour un mois d’octobre n’a été approché puisqu’il avait par exemple fait 21.4°C le 24 octobre 2004 ou encore 21°C en octobre 1933. Au bilan, le mois enregistre une température moyenne de 10°C exactement contre 6.3°C pour les moyennes sur 30 ans.

Le déficit hydrique augmente encore
Octobre aura été le 8ème mois de l’année bien trop sec. À ce jour, seuls les mois de février et d’août ont vu tomber des quantités de pluies proches de la moyenne cette année. Pour octobre, le cumul est de 63 mm contre 104 en moyenne. Il n’est pas tombé le moindre flocon alors que l’on mesure en moyenne 12 cm de neige durant ce mois, mais qu’il ne neige qu’un peu moins d’une année sur deux en ce 10ème mois de l’année. L’essentiel des pluies est tombé durant les trois premiers jours du mois, le 1er cumulant 29.8 mm à lui tout seul. Une très longue période sèche a suivi, jusqu’au 19.

Au bilan annuel provisoire, les 842 mm d’eau tombés depuis le 1er janvier ne représentent que le 72% des 1177 mm mesurés en moyenne durant les 10 premiers mois de l’année. Le manque atteint 335 litres par mètre carré, soit plus que le cumul de juillet et août qui sont les deux mois les plus arrosés ici à Leysin.

Soleil très généreux

Le soleil a brillé très généreusement ce mois, puisqu’avec 183.7 heures, les moyennes sont dépassées de plus de 45 heures (134%). Autre phénomène assez rare pour être mentionné, le brouillard n’a été observé qu’à deux reprises, le 2 alors que la neige descendait au plus bas vers 1500 m et le stratus est monté momentanément vers 1400 m durant la nuit du 17 au 18 à la faveur d’une bise modérée le poussant en fond de vallée.

Novembre

Très sec et ensoleillé, températures douces puis glaciales

Voir les valeurs quotidiennes

Côté température, le mois de novembre 2005 a été d’abord bien trop doux, puis bien plus froid que les normes. Mais au bilan, les excédents thermiques du début de mois compensent presque exactement les déficits de la fin du mois. Quant aux précipitations, elles ne représentent que le 21% des normes. Le soleil a brillé très généreusement, l’ensoleillement atteignant le 134% des normes. En ce qui concerne la neige, elle n’est apparue que 28 novembre, ce qui constitue la date la plus tardive depuis 1969 !

Températures : du coq à l’âne

Côté température, le mois a été des plus contrastés. La première quinzaine du mois a été bien trop douce, le record haut du mois ayant été établi le 8 avec 14.7°C ce qui n’est pas exceptionnel (15.9°C en 2004, 16.4°C en 1960). Ce qui est plus exceptionnel, c’est la durée de la période très douce. La première décade affiche ainsi une moyenne de 7.6°C, une moyenne des minimales de 5.1°C et une moyenne des maximales de 11°C. Dès le 16 novembre, à l’arrivée d’une descente d’air polaire, le changement est brutal. La première gelée de l’automne sous abri a lieu le 17 et dès le lendemain, le seuil du grand froid (moins de 5°C) est atteint. Il y aura ensuite 12 jours sans dégel jusqu’à la fin du mois et la minimale sera atteinte le 24 avec -9.9°C. Une valeur qui s’approche du record bas pour novembre à Leysin qui date de 1955 avec -11°C. La moyenne de la seconde décade est de 3.1°C et la moyenne de la 3ème décade est de -4.1°C. Au bilan, le chaud du début du mois compense presque exactement le froid glacial de la fin du mois puisque avec une moyenne mensuelle de 2.2°C, le déficit du mois n’est que de 0.2°C.

Fort déficit hydrique

Alors que le déficit hydrique était déjà élevé à fin octobre, ce ne sont pas les maigres 22 mm de pluie du mois de novembre qui auront contribué à le combler. Au contraire, les pluies du mois ne représentent que le 21% des 104 mm récoltés en moyenne en novembre à Leysin. A un mois de la fin de l’année, il n’est tombé que 864 mm depuis le 1er janvier, alors que les normes annuelles sont de 1396 mm à Leysin. Il faudrait donc qu’il tombe un véritable déluge de plus de 500 mm en décembre pour que l’année 2005 ne soit pas trop sèche. Pour mémoire, les moyennes du mois de décembre sont de 115 mm.

Soleil très généreux

Le soleil a brillé très généreusement ce mois, puisqu’avec 140 heures, les moyennes sont dépassées de plus de 35 heures (136%). La neige n’a fait son apparition que le 24, ce qui constitue la date la plus tardive depuis 1969 au moins (je n’a pas encore traité les données de 1952 à 1967). Avant cette année, la neige la plus tardive avait été enregistrée en 1988, le 21 novembre. A noter que la date moyenne de la première neige à Leysin est le 21 octobre (période 1969-2005).

Décembre

Froid et bien enneigé
2005 : trop sec et températures normales

Voir les valeurs quotidiennes

Le mois de décembre 2005 a été froid, constamment au-dessous des normes saisonnières, le déficit thermique atteignant au bilan 3.3°C par rapport aux moyennes sur 30 ans. Côté précipitations, le manque d’eau chronique de ces 4 dernières s’est poursuivi, les 97 mm du mois ne représentant que le 84% des moyennes. Au bilan annuel, le déficit hydrique est de 435 litres par mètre carré. Pour les 4 dernières années, le déficit cumulé atteint la valeur moyenne d’une année normale, il a donc manqué le quart des précipitations sur cette période. Côté neige par contre, les 145 cm tombés durant ce mois représentent presque le double des valeurs moyennes ce qui a permis de débuter la saison de ski dans des conditions optimales.

Températures : de plus en plus froides

Côté température, le mois a été de plus en plus froid au fil des jours, mais quasi constamment au-dessous des normes saisonnières. La première décade affiche une valeur encore proche des normes avec une moyenne de -1.5°C. Quant aux deux dernières décades, elles sont remarquablement fraîches avec des valeurs moyennes de respectivement -4.7°C et de -4.8°C. La minimale du mois a été atteinte le 28 avec -13.2°C. Le 30 au matin, qui dans quasi toute la Suisse a été la journée la plus froide du mois, il n’a fait «que» -13.1°C ici. Enfin une incroyable remontée des températures a eu lieu le dernier jour de l’an au passage d’un front chaud arrivant de l’Atlantique, l’occasion d’établir la maximale du mois avec 5.8°C à peine 30 heures après les -13.1°C du 30 ! Relevons encore qu’il y a eu ce mois 29 jours de gel et 15 jours sans dégel. Enfin la moyenne quotidienne a été inférieure à 0°C durant 25 jours.

Au bilan annuel, avec 6.1°C, l’on note un très léger excédent thermique de 0.2°C par rapport aux moyennes sur 30 ans. Dans le détail, on remarque que ce sont les très froids mois de février (-3.9°C par rapport aux normes) et de décembre qui ont empêché un excédent bien plus élevé puisque tous les autres mois de l’année (sauf août) présentent des valeurs plus élevées que les moyennes, la palme revenant à octobre avec un excédent de 3.1°C .

Encore un mois trop sec

Si décembre n’a de loin pas été aussi déficitaire que novembre du point de vue des précipitations, il n’empêche que la lame d’eau de 97 mm par rapport aux 115 récoltés en moyennes en ce dernier mois de l’année à Leysin ne va pas venir combler l’important déficit hydrique cumulé depuis le début de l’année. Le déficit annuel est au contraire encore augmenté de 18 mm pour atteindre 435 mm, soit le 31% des pluies d’une année normale. Et l’on est pas passé loin d’un déficit encore plus grand puisque les 33 mm tombés les deux derniers jours de l’année représentent à eux seuls plus du tiers des précipitations du mois !

Au total, il y a eu 16 jours avec plus de 0.2 mm de pluie et 11 avec plus de 1 mm. Côté neige, les 145 cm de neige du mois sont rapidement venu améliorer le maigre enneigement de la fin novembre et on permis une ouverture précoce des remontées mécaniques. Quant à la période des fêtes de fin d’année, il y a longtemps qu’elles ne s’étaient pas déroulées dans d’aussi bonnes conditions. Le 30, la pluie est bien remontée très momentanément jusque vers 2000 m, mais il a ensuite reneigé jusqu’en station et même bien plus bas.

Sur l’année, les précipitations ont été proches des moyennes qu’en février et août, tous les autres mois étant bien trop sec. Cela est principalement dû à la quasi-absence de régimes d’ouest bien établi qui est pourtant l’un des type de temps dominants en temps normal. En lieux et place, nous sommes le plus souvent, depuis deux ou trois ans déjà, confronté à des régimes méridiens et à de longs épisodes de blocages.

Soleil légèrement déficitaire

Côté soleil, les 90 heures d’ensoleillement du mois ne représentent que les 90% des normes. Au bilan annuel, les 2006 heures de soleil dépassent par contre la norme de près de 200 heures. A relever pour terminer que la pression la plus élevée de l’année a été enregistrée le 10 décembre avec une pression  réduite au niveau de la mer de 1036.4 hPa.