| Chronique à parution épisodique; publiée à ses frais et en dehors de son temps de travail par Jean-Pierre Dulex |
La Gazette
Leysenoude |
Le contenu éditorial, en particulier les texte de la rubrique «Point de vue» ne représentent l'avis d'aucun parti politique, association, secte ou groupe de pression organisé et ne reflète que l'opinion de leur auteur. |
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Numéro du 3 avril 2006 |
Présentation des 2 candidats à la syndicature | |
Le sommaire : |
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Les 10 ans de l'entreprise Biollaz Peinture |
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Bref bilan du temps en mars à Leysin | |
| La parution de la Gazette est irrégulière. Si vous désirez être tenu au courant de la sortie d'un nouveau numéro et de son sommaire par courriel, faite le moi savoir par un petit mot à gazette@meteoloeysin.com | Annonce : la page sur les canons à neige sera complétée ce jeudi 6 avril en soirée par le résultat de la mise à l'enquête et un bref point avec ProNatura et le WWF Vaud. | |
| Lundi 3 avril midi. Deux candidatures ont été déposées dans les délais en vue de l'élection à la syndicature. Il s'agit de Jean-Marc Udriot pour l'Entente, qui avait depuis longtemps laissé entendre qu'il briguerait la succession de Pierre-Alain Lombardi et de Didider Deladoey pour le Groupement des intérêts de Leysin. Le peuple se prononcera donc le 21 mai prochain. La Gazette Leysenoude dresse ci-dessous un rapide portrait des deux candidats. | ||
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Didier Deladoey est un enfant de Leysin, né en 1970. Après une formation agricole à Grangeneuve, il a eu diverses activités professionnelles, en particulier dans le génie civil et dans l’informatique. Depuis une dizaine d’années, il travaille comme employé postal à Leysin ainsi que comme agriculteur, une activité agricole qui pourrait bien prendre une importance de plus en plus grande dans sa vie si ses projets actuels se concrétisent. Politiquement, il a été Conseiller communal durant deux législatures avant d’être élu à la Municipalité il y a 4 ans. À ses débuts, il a siégé dans les rangs du Forum socialiste, une formation qu’il a quittée (en bon terme) au profit du Groupement des Intérêts de Leysin (GIL). L’homme n’avoue en effet aucune affinité pour la «politique politicienne» et son seul credo est de travailler pour le bien de la collectivité dans son entier. Il estime avoir trouvé au sein des GIL, parti «apolitique», l’ouverture d’esprit, la camaraderie et la diversité de points de vue qu’il recherchait. Responsable du dicastère des travaux depuis 4 ans, un poste où l’on est fort exposé à la vindicte populaire, Didier Deladoey dit avoir été surpris de s’être retrouvé en tête des candidats à la Municipalité au 1er tour. Par ailleurs, les brillants résultats du GIL dans son ensemble ont logiquement suscité une forte attente populaire pour que le groupement présente un candidat à la syndicature. Ce n’est qu’après une longue réflexion, tant personnelle que collective avec l’ensemble de son groupe, que Didier Deladoey a décidé en fin de semaine de faire acte de candidature. Consacrant déjà 70 à 100 heures par mois à la Municipalité, il se dit prêt à passer 3 à 4 matinées à la Maison de Commune pour assumer les tâches supplémentaires liées à la syndicature. Quoiqu’il en soit, il diminuera prochainement son temps de travail à la poste pour disposer de plus de temps. S’il est élu, Didier Deladoey entend poursuivre son travail au dicastère des travaux. Selon lui, il est important que chacun occupe la place où ses compétences sont maximales et il estime que celle de son colistier Patrick Blatti, diplômé en économie d’entreprise HES, est de s’occuper des finances communales. En ce qui concerne les projets prioritaires pour la prochaine législature, il cite le cas de l’école, mais est conscient que le maintien de toutes les classes dans la vallée sera une tâche pour le moins ardue. Aux niveaux des travaux, l’assainissement des réseaux d’eau et d’égout, planifié pour les 10 prochaines années au moins, doit se poursuivre, avec en parallèle la réfection des tronçons de routes concernées. Mais l’homme a aussi des idées dans le domaine des énergies renouvelables (chauffages à distance à bois pour valoriser nos forêts, solaires, micro-centrales…) qui ne demandent qu’à surgir au moment opportun. Il est conscient que l’investissement consenti pour l’enneigement mécanique va grever, pour les cinq prochaines années au moins, la capacité d’investissement de Leysin et qu’il faudra donc probablement mettre en veilleuse des projets non prioritaires; par exemple la liaison mécanique Village-Feydey, une idée qu’il juge toutefois séduisante pour relier le campus international que devient de plus en plus le Feydey à la zone principale de la vie villageoise. jpdx |
Jean-Marc Udriot, né en 1963, a grandi dans le Chablais, à Choex au-dessus de Monthey d’où il observait sans doute déjà Leysin ! Après une formation de cuisinier, il a suivi les cours de l’Ecole hôtelière de Genève. Hôtelier dans l’âme, il est arrivé à Leysin en 1988 pour prendre la gestion du Relais. Il a ensuite dirigé le Parc Hôtel durant 4 ans avant de reprendre le Classic en 1994. Politiquement, il a été Conseiller communal durant une législature, puis Municipal, en charge du dicastère du Tourisme et de l’Economie, ces 4 dernières années. Membre du parti libéral, il a œuvré activement pour la réalisation de l’Entente qui réuni désormais sous le même toit les cousins libéraux et radicaux. Lors de son arrivée à Leysin, après avoir pris bec avec tous les partis existants, ce sont les libéraux qui l’avaient convaincu, principalement à cause des valeurs humaines défendues, placées sous le signe de la responsabilité personnelle.Malgré un résultat électoral en demi-teinte (auquel il dit s’être attendu), il reste convaincu par la nécessité de l’Entente qui doit permettre de sortir du débat partisan au sein de la droite. De ses 4 années passées à la tête du dicastère de l’Economie et du Tourisme, il se félicite avant tout d’avoir pu contribuer à positionner Leysin, de manière forte, au sein d’un pole de développement régional, tant sur le plan touristique, économique que social. Politiquement, il se réjouit du nouvel équilibre des forces, tant au Conseil qu’en Municipalité. Pour convaincre, sans majorité, il faudra désormais présenter des dossiers et des arguments solides, afin d’obtenir l’aval des diverses forces en présence. En ce qui concerne la syndicature, il a toujours donné sa préférence à une élection par le peuple plutôt qu’à une élection tacite. En cas d’élection, Jean-Marc Udriot se veut le syndic de tous les leysenouds et en aucun cas le représentant d’une seule branche économique ou d’un parti politique. C’est d’ailleurs la réserve qu’il émet au sujet de la future répartition des dicastères, en se demandant s’il est sain qu’un hôtelier reste le responsable du Tourisme ? Mais il convient volontiers par ailleurs qu’il est important d’utiliser au mieux les compétences de chacun et il ne fait pas de l’Administration générale et des Finances la chasse gardée du futur syndic. L’école et le maintien tant que faire se peut des classes à Leysin ou dans la vallée des Ormonts consituent aussi l’une de ses priorités. Il ne peut imaginer augmenter le nombre d’habitants jusque vers 4000-4500, sans que l’on offre aux enfants de la commune une école de proximité et de qualité. En ce qui concerne les canons à neige, c’était un choix stratégique important, qui aura des conséquences financières à long terme. Même s’il juge actuellement les finances de Leysin comme «juste saines», il aimerait pouvoir désengager financièrement la commune de quelques objets (Val Fleuri par exemple) afin de retrouver un peu plus de liberté. Après avoir connu maintes péripéties, il considère que le projet du manège est cette fois sur de bonnes voies. Il s’est battu pour que ce projet ne soit pas abandonné, car cela reviendrait à diminuer l’offre touristique et sportive existante et il a finalement obtenu de l’ECA le versement effectif de 250 000 fr. En ce qui concerne la circulation dans Leysin, il est partisan d’un agrandissement modéré du parking de décharge à l’entrée du village et d’agir ensuite quartier par quartier pour tenter une amélioration. Il verrait ainsi bien un système de sens uniques et de modération du trafic dans le bas du village, qui pourrait permettre la création d’espaces pour piétons, tout en mettant en valeur les vieux chalets de cette zone. jpdx |
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Point de Vue |
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Deux candidats difficiles à départager !Didier Deladoey ou Jean-Marc Udriot ? Le choix sera difficile et dépendra des sensibilités personnelles de chacun, tant les compétences et qualités de deux candidats à l’élection à la syndicature de Leysin sont indéniables. Tous deux ont démontré au cours de leurs quatre années passées à la Municipalité une grande détermination dans la gestion de leur dicastère, une connaissance détaillée et un suivi rigoureux de leurs dossiers ainsi qu’une grande disponibilité au service de la collectivité. Du côté de l’Entente, la présentation de Jean-Marc Udriot ne constitue pas une surprise et même si l’intéressé ne l’a pas crié sur les toits, il y a longtemps qu’il envisageait d’être candidat à la succession de Pierre-Alain Lombardi. En sa faveur, mentionnons la très fine connaissance qu’il a acquise au cours des quatre dernières années des rouages des divers fonds d’aide au développement touristique et autres pourvoyeurs de subsides en faveur des communautés montagnardes. Si l’on y ajoute un vaste réseau de relation, tant dans le monde politique que dans celui de l’économie, cela en ferait à coup sûr un excellent «syndic de relations extérieures» Du côté du GIL, après les résultats du premier tour, il est légitime que le groupe émette le désir de se lancer à la conquête de la syndicature. Mais convaincre Didier Deladoey,n’a pas dû être facile. Plutôt modeste et ne cherchant pas à se mettre au premier plan, il a dû longuement soupeser le pour et le contre avant de donner sa réponse. Mais une fois partant, gageons qu’il mettra toute son énergie et sa force de persuasion dans la bataille. Sa popularité est incontestable et son travail sur le terrain que ce soit à la poste ou à la direction des travaux font que chaque leysenoud à de fréquentes occasions de le rencontrer. Sa qualité d’écoute étant grande, cela en ferait un excellent «syndic de proximité», à mille lieues d’une certaine suffisance dont son prédécesseur a le secret. Mais une fois encore, chacun des deux candidats possède probablement tous les atouts pour devenir un syndic travailleur et parfaitement intègre, capable de tenir compte des avis des uns et des autres, comme d’imposer une ligne de conduite lorsque cela est nécessaire. À chaque citoyen de profiter de cette aubaine et de faire son choix en fonction des arguments qui seront défendus lors de la campagne et de ses convictions personnelles. Jean-Pierre Dulex |
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| Courrier des lecteurs : c'est volontier que la Gazette Leysenoude publiera quelques réactions et points de vue de ses lecteurs durant la campagne, de même que les éventuelles réponses ou mises au point des candidats. Ne seront prises en considération que des réactions signées, dont l'auteur pourra être clairement identifié et dont le contenu sera «politiquement correct». Pour vos envois : gazette@meteoloeysin.com | ||
Le temps du mois de mars à Leysin |
Enfin un mois bien trop humide, mais toujours trop froid |
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161 litres d’eau par mètre carré sont tombés en mars à Leysin alors qu’il n’en tombe que 96 en moyenne. C’est la première fois depuis août 2004, soit 18 mois, qu’un tel excédent est mesuré. Du point de vue neige, c’est encore plus exceptionnel, les 161 cm du mois représentant les 250% des normes. Côté température, la tendance à une période plus fraîche que la norme se poursuit puisque le mois accuse un déficit thermique de 1.4°C par rapport aux moyennes sur 30. 5ème mois consécutif trop froid Depuis novembre dernier, tous les mois ont été plus froids que la norme. Pour retrouver un hiver aussi rigoureux que celui qui se termine, il faut remonter au milieu des années Un froid que les prévisions à long terme des services météos anglais avaient fort bien anticipé dès l’automne dernier. Et à en croire ces derniers, ce n’est pas fini puisque leurs dernières prévisions nous promettent un temps plus frais que la norme jusqu’en juillet prochain ! Dans le détail, c’est la première quinzaine du mois qui a été exceptionnellement froide, avec un déficit de 5°C par rapport aux normes saisonnières. Le 12, le mercure a atteint -14.4°C ce qui constitue le record froid absolu de l’hiver en cours et le lendemain a été la seule journée de cet hiver avec une température moyenne inférieure à -10°C ! Du 1er au 19 mars, il a gelé tous les jours, sauf le 9, et il y a eu 9 jours sans dégel durant cette période. Dès le 19, le mercure grimpe en flèche à la faveur d’un régime du sud-ouest. Le record haut du mois est établi le 26 avec 14.6°C. Le lendemain, la première journée dite d’été (température atteignant les 25°C) pour 2006 est enregistrée dans la vallée du Rhin ! Au bilan mensuel, la température moyenne est d’exactement 0°C contre +1.4°C pour les moyenne sur 30 ans, Un déficit conforme aux valeurs enregistrées par MeteoSuisse qui signale des déficit de 0.5°C à 2°C pour ce mois de mars. Retour du flux d’ouest pluvieux Après des mois de sécheresse, mars a été bien plus arrosé que la norme grâce à plusieurs épisodes de flux d’ouest, souvent très dynamiques. Du 1er au 12, il a neigé tous les jours, le cumul atteignant 154 cm pour 86 mm d’eau. Rebelote les 10 derniers jours du mois, cette fois presque sans neige (1 cm le 22 et 6 cm le 28), mais avec 75.2 mm d’eau supplémentaires. Les 161 mm du mois dépassent d’un peu plus d’une fois et demie la norme de 96 mm pour le mois de mars, mais ils ne suffisent toutefois pas à rattraper le retard pris en janvier et février. Au bilan des trois premiers mois de l’année, il manque encore 69 mm pour atteindre les normes trentenaires. Le cumul de Leysin (168% des normes) correspond bien aux valeurs mesurées ailleurs dans le pays où l’excédent oscille entre 135 et 200%, sauf au sud des Alpes où le déficit hydrique et la sécheresse se sont poursuivis. A noter du côté des extrêmes, les 519 mm d’eau mesurés ce mois dans la région du Säntis ! L’heure du bilan de la saison d’hiver n’a pas encore sonné car l’hiver nivologique dure traditionnellement jusqu’à fin mai. Avec un cumul à fin mars de 427 cm de neige tombée cet hiver, nous dépassons d’ores et déjà la valeur moyenne de ces 50 dernières années de 5 cm. Et comme la moyenne pour un mois d’avril est de 50 cm il y encore de quoi faire augmenter cette valeur. Jean Rosset plutôt pingre Côté soleil, les 141 heures de présence de Jean Rosset ne représentent que les 90% des valeurs normales. Côté vent, la rafale maximale a été atteinte lors du passage d’un front froid orageux le 28 avec 78.9 km/h ce qui représente la valeur la plus élevées des 3 premiers mois de 2006. A noter que le 3, lors d’un épisode tempétueux d’ouest, la station du glacier des Diablerets a enregistré la plus forte rafale du pays avec 164 km/h. Jean-Pierre Dulex |
| A noter pour les personnes intéressées que des commentaires mensuelles semblables à celui-ci sont disponibles depuis mars 2000 (avec quelques lacunes en été) sur le site www.meteoleysin.com, rubrique données et graphiques, puis archives. |