| Chronique à parution épisodique; publiée à ses frais et en dehors de son temps de travail par Jean-Pierre Dulex // DEBUT DU CODE COUNTUS if(!empty($_SERVER["HTTP_X_FORWARDED_FOR"])) $countus_ip = $_SERVER["HTTP_X_FORWARDED_FOR"]; else $countus_ip = $_SERVER["REMOTE_ADDR"]; if(!empty($_SERVER["HTTP_HOST"]) && !empty($_SERVER["REQUEST_URI"])) $countus_page = urlencode($_SERVER["HTTP_HOST"].$_SERVER["REQUEST_URI"]); else $countus_page = "none"; if(!@readfile("http://countus4.editeurjavascript.com/countus.php?pseudo=meteo&present=2&ip=$countus_ip&page=$countus_page&timer=".time())) echo "CountUs indisponible"; // FIN DU CODE COUNTUS ?> |
La Gazette
Leysenoude |
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Numéro 32 |
du 5 juillet 2007 |
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Suite et fin du compte rendu du Conseil du 28 juin |
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Les points principaux du Conseil communal du 28 juin dernier ont déjà été abordés dans les deux derniers numéros de la Gazette leysenoude. Numéro du 29 juin ; les berges du lac de retenue d’Aï s’effondrent puis celle du 1er juillet : assermentation de Richard Calderini, installation de chloration pour les sources de la Loudze, excellente cuvée pour les comptes communaux 2006 et une solution en vue pour l’avenir de la garderie Arc-en-Ciel grâce à l’achat de l’ancienne poste du Feydey. Nous revenons aujourd’hui sur les autres points traités lors de ce conseil, alors que l’octroi de la bourgeoise d’honneur à M. Fred. C. Ott et à son épouse Sigrid B. fait l’objet d’un article à part entière plus bas dans cette édition. Au chapitre des nominations tout d’abord, c’est à l’unanimité que la présidente du Conseil, Mme Evelyne Tissot (GIL) ; le 1er vice-président, M. Jean-Martin Stoll (Forum socialiste) et le 2ème vice-président, M. Max Knecht ont été réélus pour une seconde année. La commission de gestion qui est élue d’année en année a également dû être réélue pour l’année à venir. Un seul changement à signaler du côté du Forum socialiste où Anne-Sylvie Gay vient remplacer Jean-Pierre Dulex, le rapporteur de l’année dernière. Pour l’an prochain, la commission de gestion sera donc composée des membres suivants : Max Knecht, Catherine Moillen Giobellina et Gabrielle Guignard pour l’Entente ; Christian Bertschi et Diana Meili pour le GIL et Bernard Grandjean et Anne-Sylvie Gay pour le Forum socialiste. Selon le tournus, c’est au groupe Forum socialiste que reviendra la présidence. Enfin, pour en terminer avec les nominations, c’est Mme Marie-José Bourquin qui remplacera Richard Calderini au sein de la commission du suivi de l’enneigement mécanique. Au chapitre des communications municipales, le syndic a annoncé la nouvelle répartition des dicastères, Richard Calderini reprenant logiquement et comme prévu le dicastère des travaux et du services des eaux. Un syndic qui s’est réjouit de retrouver un exécutif au complet après 4 mois et demi difficiles. Pour sa part, le municipal Patrick Blatti a annoncé qu’une solution était en vue pour pérenniser la survie de la garderie Arc-en-Ciel (voir Gazette du 1er juillet). Mme Marie-José Julmi a annoncé que le contentieux qui durait depuis des années entre l’état et la commune au sujet de malfaçons constatées lors de travaux de rénovation au centre Fareas de Saint-Agnès avait enfin pu être réglé et que cela avait permis de signer la convention avec la Fareas qui était en suspens depuis plusieurs années. Elle a aussi annoncé qu’un programme d’occupation avait été mis sur pied afin de pouvoir mettre à la disposition des amodiateurs des alpages communaux des requérants d’asile pour l’entretien des pâturages (fauche des chardons, gentianes, vératres…). Denis Rime a annoncé qu’il était à bout touchant pour pouvoir répondre au prochain conseil du mois de septembre aux trois motions en suspens dans son dicastère qui concernent toutes trois la circulation dans la station : giratoire à l’entrée du village, zone 30 km/h… Les communications du syndic concernant les problèmes rencontrés par le lac d’accumulation d’Aï, comme la raison faisant que les perches à neige ont été laissée en place cet été ont déjà été évoquée dans le numéro du 29 juin de la Gazette. A relever tout de même à ce sujet que l’on peut raisonnablement s’attendre à ce que le lac ne soit que fort partiellement remplis l’automne prochain après les travaux de remise en état et que si cette situation se produit réellement, l’exploitant (TeleLeysin) réclamera alors fort probablement (et logiquement) une diminution substantielle des frais de location des installations d’enneigement mécanique. En ce qui concerne la débâcle de la compostière Riviera Chablais (voir Gazette du 28 juin), le syndic a annoncé que Leysin ne possédait que le 2,61% du capital action et que comme toutes les autres petites communes, elle n’avait rien à dire face aux poids lourds qui sont les grandes communes (Vevey, Montreux, Monthey…) qui sont largement majoritaire et qui imposent facilement leurs points de vue. Lors de l’assemblée générale, le syndic qui représentait Leysin a voté pour la solution Kompogaz, estimant que la gestion par les pouvoirs publics avait montré ses limites. En ce qui concerne le coût de cette affaire pour Leysin, les actions de la société compost Riviera Chablais ayant déjà été portée à 1 franc symbolique au bilan, le syndic estime qu’il restera une ardoise de 50 000 francs à régler. Il n’empêche que le capital action souscrit à l’époque (170 000 francs environ ?) a déjà perdu toute valeur et que la perte totale avoisinera donc bien les 200 000 francs que j’évoquais dans mon coup de gueule du 28 juin (Notre affaire Swissair à nous). Au chapitre des interpellations, René Vaudroz (Entente) a demandé à la Municipalité qu’elle fournisse au conseil communal une information détaillée sur la constante érosion des nuitées à Leysin entre 1992 et aujourd’hui. On parle d’une chute de 37% au niveau des Alpes vaudoises dans leur ensemble, mais le directeur de TeleLeysin aimerait obtenir des chiffres précis, année par année, pour Leysin, avec les détails pour plusieurs catégories : hôtel, groupes, écoles, bed and breakfest… Il demande aussi quelles solutions la Municipalité préconise pour remonter la pente. Lors des propositions individuelles, Isabelle Sauser (Forum socialiste), qui avait en son temps déposé une interpellation demandant à ce que le hameau d’Aï reste une pièce maîtresse du patrimoine communal, a demandé des détails au sujet du projet d’«Alpine Lodge d’Aï» que la municipalité a décidé d’étudier plus avant. Le syndic lui a répondu que ce projet dû à Cédric Lecoultre consistait à créer 36 «lits chauds», avec restaurant et des offres de welness, sans toucher au cachet du hameau, qui ne serait en rien modifié extérieurement. Il a aussi affirmé qu’il n’était pas question de privatiser ce hameau qui devait impérativement rester en main communale. Le dossier est actuellement soumis pour préavis aux services des monuments historiques et de l’aménagement du territoire. José Crespo (GIL) a demandé si la municipalité s’inquiétait de voir qu’il y avait toujours plus de NEM (non entrée en matière) hébergés au centre de Saint-Agnès alors qu’un accord passé à l’époque entre la Fareas et la commune de Leysin prévoyait d’accueillir surtout des familles. Mme Marie-José Julmi lui a répondu que la commune ne pouvait pas faire grand chose. Isabelle Sauser (Forum socialiste) est revenue sur les problèmes d’étanchéité du lac de retenue d’Aï pour savoir quelles garanties à long terme la Municipalité allait obtenir. Elle s’est aussi demandé s’il ne convenait pas d’enlever toute la terre et de reprendre l’entier de l’étanchéité. Eric Barroud (Entente) s’est inquiété du tour de vis donné par la gendarmerie qui «colle» désormais régulièrement les véhicules non correctement arrêtés devant les commerces de la station. Le municipal Denis Rime lui a répondu qu’il était grand temps de donner ce tour de vis et que l’on restait privilégiés à Leysin par rapport aux citadins. Lise Sauser (GIL) s’est inquiétée des rumeurs faisant état de la fermeture prochaine du cinéma après celle déjà effective de la discothèque (voir la Gazette du 28 juin). Le municipal Patrick Blatti lui a répondu qu’il considérait qu’il n’était pas question d’ouvrir une discothèque municipale, mais que la Municipalité était prête à soutenir tout projet en provenance des milieux privés. Au sujet du cinéma, une rencontre avec les nouveaux propriétaires du Classic est d’ores et déjà programmée pour voir si une solution peut encore être trouvée. Jean-Pierre Dulex
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Fred et Sigrid Ott bourgeois d'honneur de LeysinLes pionniers des écoles internationales |
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Fondateurs de l’International Ranger Camp en 1958, de la Leysin American School en 1961, puis de l’American College of Switzelrand en 1963, Sigrid B. et Fred C. Ott ont incontestablement été l’une des pierres angulaires de l’incroyable reconversion de Leysin amorcée voici une cinquantaine d’année. En parallèle avec la création des infrastructures touristiques, ils sont à l’origine du développement des écoles internationales qui sont devenues l’un des piliers essentiels de l’économie locale. Sur proposition de la Municipalité, le Conseil communal leur a accordé par acclamation la bourgeoisie d’honneur de la commune de Leysin. Une reconnaissance qui jusqu’à ce jour avait été accordée à trois médecins : le Dr Auguste Rollier, le fondateur de l’héliothérapie et du Leysin médical ; le Dr Alcide Giauque, un inénarrable médecin de famille qui a laissé des souvenirs inoubliables à ses patients et le Dr Gilbert de Rahm, le dernier chirurgien à avoir opéré dans la station. Avec cette bourgeoisie on reconnaît donc toute l’importance prise par les écoles internationales à Leysin. Restent les pères fondateurs du tourisme, dont plusieurs ont disparu Frédéric Tissot, Trumpler, avant que l’on songe à leur attribuer cet honneur. Originaire d’une famille islandaise, Sigrid est venue au monde en 1916 à Upham dans l’Etat du Dakota du Nord. Ses parents étaient de modestes fermiers et partageaient avec leurs huit enfants les deux pièces de la petite ferme familiale ! Malgré les difficultés et la pauvreté liée à un climat plus que rigoureux, les parents de Sigrid ont tenu à lui donner la meilleure éducation possible. C’est ainsi qu’elle se retrouve dans les année 30 - chose fort rare à cette époque et dans ce milieu sur les bancs de l’Université de Bottineau, une ville située à une centaine de kilomètre de la maison parentale. Elle en sort avec un diplôme de sociologie en poche. Quant à Fred C. Ott, il voit le jour à Bâle-Ville en 1914. De 1916 à 1918, le jeune Fred passe 2 ans dans la colonie «British Gold Coast», l’actuel Ghana, où son père Fritz Ferdinand est directeur commercial des «Missions bâloises». En 1924, la famille émigre à New York où Fritz Ferdinand fonde une entreprise qui importe des livres ecclésiastiques pour le compte des églises réformées des Etats-Unis et du Canada avant de devenir pasteur dans le Saskatchewan en 1930. Fred étudie la langue allemande à l’Université de Lancaster, puis poursuit ses études en sciences de l’éducation au Dakota du Nord où il fait la connaissance de Sigrid qu’il épouse en juin 1939. Il enseigne quelque temps dans divers collèges et universités, puis travaille deux ans comme responsable des programmes de réinsertion des détenus de l’Etat de Washington. Une expérience qui le marquera pour le reste de ses jours, lui forgeant une profonde conviction sur les possibilités de réhabilitation des criminels les plus endurcis. Ayant dû témoigner à plusieurs reprises lors de pendaisons de condamnés à mort, il deviendra un farouche opposant à la peine de mort. Après sa période de service militaire effectuée partiellement en Bavière dans l’immédiat après-guerre, il se voit chargé dès 1950 par l’US Air Force d’ouvrir des écoles destinées aux enfants des militaires américains stationnés en Europe. Alors que la «guerre froide» fait rage, il ouvre, puis gère plus de 40 écoles pour le compte des militaires américains dans un périmètre allant de Tromso en Norvège à Peshawar au Pakistan ! C’est durant ces années qu’il acquière l’expérience qui lui permettra de mener à bien l’expérience leysenoude. En 1959, le général Turner, à la tête de l’Armée de l’air américaine, lui propose de créer de toute pièce, et sur une base privée, un internat destiné aux familles des militaires stationnés sur des bases trop petites pour accueillir une «high school» (9ème à 12ème année de scolarité). Fred qui poursuivait un tel rêve depuis longtemps saute sur l’occasion et choisi immédiatement Leysin pour y fonder son école car Sigrid y loue depuis 1958 l’ancien sanatorium des Chamois pour sa colonie de vacances «International Ranger Camp». Il sait donc que de nombreux bâtiments vides y sont disponibles. En 1960 la société anonyme «Leysin American School SA» est portée sur les fonts baptismaux et un bail pour le bâtiment Savoy est signé. À noter que le premier conseil d’administration comptait, outre Fred et Sigrid, plusieurs des personnages clés de la reconversion touristique de Leysin tels Frédéric Tissot, D. Trumpler et Carlo de Mercurio. Les 79 premiers étudiants sont accueillis à Leysin le 1er septembre 1961 et malgré une première année assez difficile (le directeur puis son remplaçant quittent le navire en cours d’année !), les effectifs croissent régulièrement et l’école compte 180 élèves en 1972. Et, comme si ce challenge ne suffisait pas, le Conseil d’administration de la School décide en 1963 déjà de créer en plus un institut universitaire : The American College of Switzerland (ACS). Ce dernier s’installe aux Frênes, un autre ancien sanatorium et ACS compte jusqu’à 300 étudiants au début des années 70. Durant toutes ces années, Sigrid seconde efficacement son mari. Fred est plutôt le visionnaire et le planificateur, alors qu’elle tient fermement les rênes de la gestion, tant du côté comptable que de celui du personnel. Mais la crise mondiale des années 70, associée à une forte dévaluation du dollar et à quelques erreurs de gestion font que la School ne compte plus que 28 élèves au début des années 80. De son côté le College a rompu les ponts avec la maison mère et est devenu indépendant dès 1976, quittant même provisoirement Leysin pour les Avants entre 1980 et 1981, avant de revenir à Leysin, mais au Grand-Hôtel. Finalement, c’est Steven Ott, le fils de Fred et Sigrid, et son épouse Doris, qui reprennent en main la School en 1982, la sauvant de la faillite. En quelques années, la Leysin American School retrouve alors tout son panache et se fait une place enviée parmi les écoles anglo-saxonne établies en Suisse. En 1987, l’on dénombre 127 élèves, 10 ans plus tard, ils sont 100 de plus et aujourd’hui le cap des 350 étudiants est atteint ! De leur côté, Fred et Sigrid jouissent d’une retraite bien méritée, tout en continuant dans un premier temps au moins de conseiller et d’aider Doris et Steven. A noter que Fred, qui a toujours eu la musique dans le sang, continue aujourd’hui encore, à 93 ans, de jouer quotidiennement ou presque du piano. Fred a aussi toujours aimé écrire de la poésie, des pièces de théâtre et des «short stories». Jusqu’à l’âge de 85 ans, il a aussi été un voyageur insatiable. Il a notamment traversé le continent américain du Chili au Canada et exploré de fond en comble la Nouvelle-Zélande. Le Grand Nord Norvège, Finlande, Suède et Islande était une autre des destinations favorites du couple. Relevons pour terminer qu’en 1988, Sigrid a été honorée pour ses contributions dans le domaine de l’éducation internationale par Mme Vigdis Finnbogadottir, alors Présidente de l’Islande, qui a fait le déplacement de Leysin pour lui remettre la médaille du Faucon. Jean-Pierre Dulex |
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