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Abus des motoneiges utilisées à titre de loisirs
Jeudi 1er février

Une image prise le dimanche 15 janvier 2005 dernier au matin à la Badause, en bordure de la réserve des Tours d’Aï. Durant les deux nuits précédentes plusieurs machines ont parcouru en tout sens le plat de la Badause, entre le Sépey et la Pierre du Moëllé, tentant de grimper aussi haut que possible la pente raide en direction de la Tour de Famelon. Un manège qui s’est reproduit à de nombreuses reprises cet hiver comme les années précédentes.

Comme toujours, un clic sur l'image permet d'en obtenir un exemplaire de plus grande taille

Météo vrombrissante !

La semaine s’annonçant fort calme du point de vue météo - beau et doux jusqu’à jeudi, toujours beau mais un peu plus frais vendredi et samedi, un peu plus nuageux, mais restant sec dimanche - j’en profite pour revenir, une fois de plus, sur les conducteurs hors la loi de motoneiges qui, bien que moins nombreux qu’il y a une dizaine d’années, continuent de manière régulière leurs pétaradantes cavalcades nocturnes sur les pistes de ski, les routes forestières ou en pleine nature, poussant même parfois à l’intérieur de réserves naturelles !

En début de semaine, le quotidien 24 Heures à a consacré une pleine page aux motoneiges, «Indésirables sur les pentes suisses, qui s’exportent en Roumaine» Voir l’article original par ici : http://24heures.ch/vqhome/archives_2006/janvier06/motoneige_300106.edition=rc.html . Il y est aussi question des «conducteurs hors la loi qui fâchent les protecteurs de la faune». Il y a des années que le problèmes de l’usage abusif des motoneiges dans la région a été soulevé, mais sans effet notable. Le nombre de possesseurs de ces engins semble certes en diminution dans la région, mais il n’empêche que quasi chaque nuit d’hiver quelques courses illégales peuvent être entendues par quiconque se promène un moment à l’extérieur. Et les vendredis et samedis soirs, leur nombre se multiplie pour arriver souvent à de véritables rodéos se prolongeant une bonne partie de la nuit. S’il est vrai que relever un numéro de plaque lorsque ces engins passent à toute allure relèverait de l’exploit, les chemins utilisés pour accéder aux lieux de courses ne sont eux pas très nombreux et seraient facilement contrôlables épisodiquement si une quelconque volonté de faire cesser ces activités existait. Par ailleurs plusieurs machines sont parquées dans la région entre deux sorties et sont alors facilement identifiables. Je prends note également que, selon cet article, la préfecture du district semble considérer que l’absence de dénonciations ces dernières années signifie qu’il n’y a plus d’abus. On ne peut donc que conseiller aux personnes témoins de ces dérapages de les signaler systématiquement. Quant à la proposition d’aménager du côté de l’Hongrin une zone où ces pilotes auraient le feu vert pour circuler à leur guise, dans une zone si riche en faune et finalement fort bien préservée malgré (ou grâce ?) à la présence de l’armée par rapport aux régions environnantes, elle me semble totalement déplacée et n’a heureusement que fort peu de chance d’être réalisée. Du côté des «protecteurs de la nature», il semble que ce soit l’organisation Moutain Wilderness qui soit la plus active pour dénoncer cette situation. Il est ainsi prévu une action le dimanche 12 février prochain du côté de la Givrine contre l’utilisation récréative des motoneiges ( voir par ici pour plus d’information http://www.mountainwilderness.ch/index.php?id=764 )

Espérons qu’à force de taper sur le clou, la loi qui interdit l’usage de ces engins en dehors des routes ouvertes à la circulation durant l’été soit enfin appliquée. Quant à l’exportation de nos nuisances à l’étranger, dans des régions «quasi sous-développées» des Carpates roumaines où la nature est encore quasi vierge, elle n’est qu’une preuve de plus du mépris le plus total pour l’environnement dont notre société s’accommode toujours aussi facilement en ne pensant que profit à court terme. Gageons que des organisations comme Moutain Wilderness s’engageront sans tarder dans la lutte là bas également.

Cette seconde photo date de l’hiver dernier (12 mars 2005) et a été prise du lac de Mayen. Les traces sont situées à l’intérieur du périmètre de la réserve naturelle des Tours d’Aï !
Hiver 2004-2005. Un anneau de vitesse pour motoneige avait été tracé par une chenillette de TeleLeysin !